Album Chine / China


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Du carrefour mythique de Kashgar jusqu'aux portes de l'Asie centrale, la route du Pamir est l'une des étapes les plus spectaculaires de la Route de la Soie. Dès la sortie de Kashgar, la route s'engage sur la légendaire Karakoram Highway (ou route du Karakoram). Ce ruban d'asphalte franchit des paysages lunaires, traverse la vallée rouge d'Oytag avant de révéler les premiers lacs d'altitude : le lac aux Sables Blancs (Baisha Hu) aux eaux laiteuses et le lac Karakul, plus haut lac du Pamir (3 600 m), où se reflètent les géants du massif que sont le Muztagh Ata (7 509 m) et le Kongur Tagh (7 649 m). Après avoir franchi des cols à plus de 4 000 mètres d'altitude, on atteint Tashkurgan, la « ville de pierre ». Perchée sur un éperon rocheux à 3 200 m, cette forteresse ruinée veille sur la vallée depuis plus de 2 000 ans. Ancienne capitale du royaume de Pulí sous les Han, elle fut la dernière grande halte avant de s'engager sur les cols menant vers l'Asie centrale. Au-delà de Tashkurgan, la route se poursuit par le col de Kashkasu (4 300 m), unique point de passage terrestre entre la Chine et le Tadjikistan. Elle rejoint alors le réseau de pistes qui traverse le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, avant d'atteindre le Turkménistan, pays des Turkmènes, dont les tapis aux motifs géométriques et la culture équestre perpétuent l'âme nomade de la Route de la Soie. Là-bas, l'attendent les déserts de sable et les feux éternels du cratère de Darvaza, la célèbre « Porte de l'Enfer ». From the mythical crossroads of Kashgar to the gates of Central Asia, the Pamir route is one of the most spectacular stages of the Silk Road. Leaving Kashgar, the road joins the legendary Karakoram Highway. This ribbon of asphalt crosses lunar landscapes, passes through the red Oytag Valley, and reveals the first high-altitude lakes: the milky-white Baisha Lake (White Sand Lake) and Lake Karakul, the highest lake in the Pamirs at 3,600 metres, where the giants of the massif – Muztagh Ata (7,509 m) and Kongur Tagh (7,649 m) – are perfectly reflected in its waters. After crossing passes over 4,000 metres above sea level, you reach Tashkurgan, the "Stone City". Perched on a rocky spur at 3,200 metres, this ruined fortress has watched over the valley for more than 2,000 years. Once the capital of the Pulí kingdom under the Han dynasty, it was the last major stop before tackling the passes leading into Central Asia. Beyond Tashkurgan, the route continues via the Kashkasu Pass (4,300 m), the only land border crossing between China and Tajikistan. It then joins the network of trails that cross Tajikistan and Uzbekistan, before reaching Turkmenistan, land of the Turkmen people, whose geometrically patterned carpets and equestrian culture keep the nomadic soul of the Silk Road alive. There, sandy deserts and the eternal flames of the Darvaza crater – the famous "Door to Hell" – await.

8 réflexions au sujet de « Album Chine / China »

  1. Magnifique !
    Certaines photos paraissent irréelles, par les couleurs et leur définitions, on dirait des images ou des peintures.
    les sites, paysages et personnages sont vraiment extraordinaires, Bravo !
    Bernard Messmer-Givré Conti

  2. Merci mon ami pour ces superbes clichés et tes textes qui contextualisent les images. Un voyage qui régale les yeux.

  3. TOutes les photos sont rares et ce qui remarquable, ce sont tes commentaires très précis, donc très bien documentés. si tu avait fait un film, il serait susceptible de passer à la télévision. Ton reportage peut faire l’objet d’une parution dans une revue de voyage. Bravo encore, en attendant une suite, ailleurs. cordialement.

    1. Merci beaucoup Michel pour ce retour, pour ce qui est des commentaires aujourd’hui en se faisant assister par l’IA, c’est assez simple d’arriver à quelque chose de convaincant, pour autant que tu saches ce que tu désires optenir il est aisé de réaliser des petits textes attractifs. Je ferais peut-être un livre une fois, cette idée me poursuit depuis quelque temps… LA suite ce sera le Tibet dans quelque temps. Bien cordialement.

  4. Enfant c est Tintin qui m amenait au Tibet sans que je sache vraiment où il se trouvait
    Plus tard les moines tibétains sont venus en Europe et pour une première fois à Toulouse
    Leurs longue toge orange gong et petites clochettes étaient à la fois séduisants et parfois inquiétants par leur aspects sectaires
    le reportage que tu as de la vie de réalisé nous ramène à la realité de la vie de. tous les jours
    les paysages sont incroyables et la dimension du pays impossible a connaître en une vie entière
    Alors tu as fait des choix et nous les aimons en nous disant qu’elle que de partager ton album
    Tu devrais te rapprocher de geo
    pour un numéro spécial
    A très bientôt pour en parler de vive voix
    bien amicement
    jean luc

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